Le Processus de Bologne a profondément modifié le paysage de l'enseignement supérieur en Belgique. Désormais, l'enseignement supérieur peut être de quatre types :
• Enseignement universitaire
• Enseignement supérieur de type long
• Enseignement supérieur de type court
• Enseignement de promotion sociale
L'enseignement supérieur des arts comprend deux types :
• Enseignement supérieur de type long
• Enseignement supérieur de type court
On y retrouve la même organisation en réseaux officiel et libre mais une distinction plus fondamentale existe, celle entre Université et Hautes Écoles.
Les universités belges ont pour la plupart un pouvoir organisateur privé (contrairement à beaucoup d'autres pays) mais elles sont subventionnées par les Communautés. Elles proposent majoritairement des cursus longs (4 ans minimum) et jouissent généralement d'un prestige plus important que les Hautes écoles (au contraire de la France par exemple où les Grandes écoles sont plus courues que les universités publiques).
Les Hautes Écoles sont issues du regroupement de plusieurs établissements d'enseignement supérieur. Avant Bologne, ce type d'enseignement était généralement de type court (3 ans) mais de plus en plus de filière atteignent aujourd'hui les quatre ou cinq ans. Il y a des Hautes Écoles liées au réseau officiel et d'autres au réseau libre (mais ici, contrairement à l'enseignement fondamental où le libre confessionnel est largement majoritaire, le libre non confessionnel est majoritaire).
À côté de ces deux grands types de structure, il y a quelques autres écoles comme l'École Royale Militaire, des Écoles supérieures des Arts.
Structure de Base
Suivant le processus de Bologne, l'enseignement supérieur a adopté la structure reprise dans le schéma suivant :
• Doctorat (3 ans min)
• Master (1 ou 2 ans)
• Bachelier (3 ans)
Réforme de Bologne - Cas particulier des études de médecine:
Dans le cadre des études de médecine, il y a 4 années de Master à réaliser.
Des discussions inter-universitaires ont abouti à la suppression d'une des 3 années de bachelier, ce projet a pris lieu début de l'année académique 2012-2013.
Ainsi, les études de médecine (bachelier + master) passent de 7 ans à 6 ans. Cela n'affecte en rien les années de Master complémentaire, spécifiques à chaque spécialisation.
En médecine générale, les médecins-assistants devront effectuer les 03 années de spécialisation alors que deux ans pour la spécialisation sont possibles pour le moment sous certaines conditions.
Les médecins-assistants de toutes les spécialisations, à l'exception de la médecine générale, verront ainsi leur parcours total diminué d'une année. Il est important de noter qu'en 2018, nous assisterons à un effectif presque doublé des médecins vu que ceux qui ont commencé les études de médecine en 2011-2012 auront terminé leur septième année (ancien système) et que ceux qui ont entrepris les études en 2012-2013 finiront leur sixième année (nouveau système).
L'accès à une spécialisation étant relativement limité chaque année, nous pouvons imaginer les difficultés que les autorités ainsi que les universités vont devoir affronter.
Exemple fortuit : En 2014 les autorités fixeront une limite de 10 chirurgiens pour l'Université de Liège. Sur 110 étudiants, 13 se présenteront pour devenir des chirurgiens, 10 seront repris et trois devront se tourner vers une autre spécialisation. En 2018, même s'il y aura par exemple 220 médecins, il n'y aura que 10 places pour devenir chirurgien, et ce, même si 26 candidats se présentent.
Même s'il n'y a plus de Numerus Clausus, le concours pour l'accès aux spécialisations est toujours présent.
Quelques caractéristiques
L'enseignement supérieur belge connait peu d'examens d'entrée, seules quelques Écoles et certaines Facultés en organisent.
L'enseignement de promotion sociale:
L’enseignement de promotion sociale est régi, sous sa forme actuelle, par le Décret du 16 avril 19913 qui fixe les modalités actuelles d’organisation de cet enseignement en Communauté française de Belgique.
Celui-ci confie explicitement deux missions à l’enseignement de promotion sociale. Il doit, d’une part, concourir à l'épanouissement individuel en promouvant une meilleure insertion professionnelle, sociale, culturelle et scolaire et, d’autre part, répondre aux besoins et demandes en formation émanant des entreprises, des administrations, de l'enseignement et d'une manière générale des milieux socio-économiques et culturels.
L’enseignement de promotion sociale offre aux adultes un large éventail de formations, organisées d’une manière permanente ou occasionnelle, de niveau secondaire ou supérieur. L’âge minimum d’accès peut varier selon les niveaux d’enseignement et peut même, dans certains cas, descendre jusqu’à 15 ans.
L'enseignement de promotion sociale en Communauté française de Belgique se caractérise par :
• une approche par capacités;
• une organisation modulaire ;
• la reconnaissance des acquis, y compris ceux de l'expérience professionnelle ou personnelle.
En effet, au sein de chaque établissement, le Conseil des études est autorisé à prendre en considération les capacités acquises en dehors de l’enseignement (expérience professionnelle, formation personnelle…), pour l’accès aux études, leur déroulement et leur sanction.
L’enseignement de promotion sociale organise des formations dans les domaines suivants :
• formations de base, alphabétisation, etc. ;
• sciences économiques ;
• langues ;
• informatique ;
• agronomie ;
• industrie (mécanique, électricité, électronique, soudage, etc.) ;
• construction (maçonnerie, équipement du bâtiment, parachèvement du bâtiment, menuiserie, etc.) ;
• hôtellerie – alimentation ;
• habillement ;
• arts appliqués ;
• services sociaux, familiaux et paramédicaux, coiffure, etc. ;
• psychologie, pédagogie ;
• chimie, physique, biologie, etc.
La réussite d’une unité de formation donne droit à une attestation de réussite.
La capitalisation des attestations de réussite des unités de formation constituant la section donne droit au titre délivré à l’issue de celle-ci.
Les sections sont sanctionnées par des certificats ou des certificats de qualification dans l’enseignement secondaire et par des diplômes dans l’enseignement supérieur.
Les titres délivrés sont soit spécifiques à l’enseignement de promotion sociale, soit correspondant à ceux délivrés dans l’enseignement de plein exercice.