• Enseignements primaire et secondaire
Le système éducatif finlandais se fonde sur une école primaire polyvalente de 9 années obligatoires (peruskoulu en finnois, grundskola en suédois) que les élèves rejoignent à l'âge de 7 ans. Après avoir quitté cette école à l'âge de 16 ans, ceux qui désirent continuer leurs études ont le choix entre l'école secondaire supérieure (lukio) et l'école professionnelle (ammatillinen oppilaitos, yrkesinstitut). Contrairement au système suédois, ces deux filières sont bien séparées. Une expérience a été menée dans l'optique de les fusionner en une « école de jeunesse » comme en Suède mais les conclusions ont conduit les autorités à conserver leur séparation. L'enseignement secondaire n'est pas obligatoire, mais une écrasante majorité des élèves le suit. Les enseignements primaire et secondaire sont financés par la collectivité ; la cantine y est gratuite.
• L'école secondaire supérieure
L'école secondaire supérieure prépare à l'université, où des matières « générales » y sont enseignées. La scolarité, dans un tel établissement, se conclut par un examen national d'inscription à l'enseignement supérieur (en finnois : ylioppilastutkinto, studentexamen). Réussir cet examen est une condition sine qua non pour accéder à l'enseignement supérieur. Le système est conçu pour que les 5 % des élèves les moins bien notés échouent et que 5 % des élèves bénéficient de la note maximale. L'examen permet de décerner un diplôme de spécialisation en sciences naturelles ou en sciences sociales. Les universités peuvent utiliser la note à l'examen comme critère d'admission des élèves. Cet examen correspondait autrefois à l'examen d'admission à l'université d'Helsinki. Il est toujours considéré comme très prestigieux. Chaque nuit de Walpurgis (en finnois : Vappu), les étudiants portent la casquette blanche qui symbolise leur admission à l'université. Celle-ci est considérée comme un événement familial important, au même titre qu'un baptême, un mariage ou un enterrement.
• L'école professionnelle
L'école professionnelle quant à elle développe des compétences professionnelles et de fait ne prépare pas à l'enseignement supérieur. Aucun examen national n'est nécessaire pour en valider le suivi, mais y sont tout de même proposés des programmes qui requièrent l'examen national d'inscription, ou permettent à certains élèves de préparer l'examen national tout en suivant une instruction professionnelle. Cette dernière option n'est pas très populaire, car elle implique de suivre deux formations en même temps.
• Enseignement tertiaire
L'enseignement supérieur est assuré par deux types d'établissements : les universités ("yliopisto", "universitet") et les écoles polytechniques ("ammattikorkeakoulu", "yrkeshögskola", abrégé en "AMK").
Les universités préparent essentiellement à la recherche et dispensent une instruction plus théorique ; les écoles polytechniques, au contraire, privilégient un enseignement concret et mettent davantage l'accent sur les applications pratiques. Par exemple, les médecins sont titulaires d'un diplôme universitaire, tandis que les infirmiers possèdent un diplôme d'école polytechnique. L'admission des nouveaux étudiants est basée sur la note à l'examen national d'inscription et les notes aux examens d'admission.
• L'université
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Les universités, établissements sous la tutelle de l'État, assurent donc une formation plutôt théorique. Le diplôme de licence s'acquiert à l'université. Bien qu'il puisse conclure un parcours scolaire, il constitue habituellement une étape en vue d'une formation de master.
Au-delà du master, deux diplômes supérieurs existent : un niveau intermédiaire, appelé « Licentiate » (diplôme de 3e cycle) ; et le diplôme de docteur.
Le programme « Licentiate » présente le même volume d'enseignement théorique que le doctorat ; le travail de synthèse est toutefois moins exigeant. En revanche, le mémoire de thèse doctorale est plus laborieux que dans les autres pays.
La plupart des universités délivrent le titre de Philosophiæ doctor, appelé « filosofian tohtori », titre standard des docteurs autres que les docteurs d'État ; l'abréviation usuelle est « Ph.D. ».
Néanmoins, les universités dites de technologie adoptent la dénomination spécifique du titre « docteur ès sciences en technologie », appelé « tekniikan tohtori ».
Des titres semblables sont délivrés en médecine («lääketieteen tohtori »), en art («taiteen tohtori »), en sciences sociales (« valtiotieteen tohtori ») etc.
Certaines universités dispensent des formations professionnelles dans des domaines comme l'ingénierie et la médecine. Elles nécessitent d'avoir des compétences autres qu'académiques, comme la démonstration de compétences en situation réelle.
On peut ainsi citer deux exemples :
« Lääketieteen lisensiaatti », diplôme de 3e cycle en médecine. Pour le titulaire d'une licence en médecine, appelé « lääketieteen kandidaatti », une spécialisation se concrétise par une pratique du métier. La formation de médecin ne comporte pas de diplôme de master.
« Diplomi-insinööri » (en) est une formation sur , associée à un crédit de 300 unités ECTS. Elle est semblable au « master of science » anglo-saxon, avec la licence dans la même discipline. Toutefois, elle comprend un « projet de diplôme » équivalent à 30 unités ECTS et qui consiste en un projet d'ingénierie à réaliser en entreprise sur une période de 6 à 12 mois. Son accomplissement est considéré comme la démonstration d'une compétence professionnelle venant en complément à l'enseignement général obligatoire. À noter que, en pratique, ce programme n'a pas de lien avec le programme non académique (en) insinööri (amk).
• Les écoles professionnelles et Polythechniques
Les écoles professionnelles et polytechniques sont directement gérées par la commune. Le diplôme polytechnique nécessite une formation de 3 ans et demi à 4 ans et demi. Au cours des précédentes années, les titulaires de diplôme polytechnique ont pu prolonger leur cursus soit par une formation polytechnique de niveau master (formation sur 2 années, parallèlement à une vie active), qui n'est pas académique mais professionnalisant, soit en postulant auprès d'une université afin de suivre une formation classique de master.
L'étendue des programmes de master polytechnique est toujours limitée par le nombre et le type de disciplines d'enseignement. Contrairement à la « licence », le diplôme de master délivré par une école polytechnique est considéré comme équivalent au diplôme de master universitaire dans le même champ disciplinaire ou dans un domaine associé. Cependant peu de branches d'enseignement sont communes, à l'exception des filières de gestion et d'ingénierie.
Au-delà du master, les seuls diplômes délivrés sont préparés dans les universités. L'assiduité est obligatoire dans les écoles professionnelles et polytechniques.
• Formation pour adultes
L'accomplissement des études secondaires, suivant un cursus étalé sur trois années, aboutit à une qualification en vue d'une poursuite d'études. Toutefois il peut se révéler nécessaire d'obtenir un diplôme de fin d'études secondaires avant d'être admis à l'université car les examens d'entrée requièrent un niveau relativement élevé de connaissances.
L'enseignement post-secondaire est assuré par des écoles municipales ou par des centres indépendants de formation pour adultes qui dispensent soit une formation professionnelle soit une formation générale élémentaire ou secondaire supérieure. Il est possible de passer l'examen national d'inscription, ou d'améliorer les notes obtenues lors de la formation de base. On peut également apprendre un nouveau métier au sein d'un centre de formation pour adultes (en finnois : aikuiskoulutuskeskus), par exemple si la conjoncture économique a mené à la saturation du marché de l'emploi dans la profession initiale.
Le programme Université ouverte, en finnois : Avoin yliopisto, permet de suivre des cours à l'université, à titre individuel, sans avoir le statut d'étudiant. Le statut d'étudiant peut s'obtenir après une validation de 50 à 90 ECTS ou en finnois : opintopiste. L'université ouverte est généralement accessible aux personnes ayant un baccalauréat ou diplôme équivalent. Le prix est de 10 € par point. Il faut compter un minimum de 500 € pour entrer à l'université, sans passer d'examen d'entrée.